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Un délai porte-aiguille record de 8 minutes améliore le rétablissement après un AVC

 
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Un nouveau record canadien

Quand quelqu’un a un AVC, il est essentiel de déterminer rapidement s’il faut lui administrer du tPA, un médicament qui dissout les caillots de sang. Pour accélérer les choses, on peut accompagner le patient à l’appareil de tomodensitométrie avec une trousse contenant du tPA et le nécessaire pour traiter un AVC. Ainsi, le médicament peut être administré encore plus tôt.

« Quand on fait un AVC, des millions et des millions de cellules du cerveau meurent chaque minute », dit Jennifer Payne, infirmière enseignante à l’Urgence.

Il est donc essentiel d’administrer le médicament tPA dès que possible. L’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) peut dissoudre des caillots de sang qui bloquent une artère vers le cerveau. La circulation sanguine est ainsi rétablie et prévient la mort d’autres cellules du cerveau. Plus le tPA est donné tôt après un AVC, plus il est efficace.

Voilà pourquoi L’Hôpital d’Ottawa a pour objectif de réduire le délai porte-aiguille, soit le temps qui s’écoule entre l’arrivée du patient à l’Urgence et l’injection de tPA.

« Plus on le donne tôt, plus la personne a de bonnes chances de se rétablir après l’AVC », affirme le Dr Grant Stotts, directeur du Programme des AVC de L’Hôpital d’Ottawa.

En juin, l’équipe spécialisée en AVC, formée de médecins et d’infirmières de l’Urgence et de la Neurologie, ont établi un record canadien avec un délai porte-aiguille de 8 minutes.

Au lancement du programme il y a dix ans, le délai porte-aiguille était d’une heure. On a parcouru bien du chemin depuis. En 2012, il baissait à 45 minutes, et en 2013, l’équipe établissait le record canadien à 12 minutes.

« Aujourd’hui, nous visons moins de 30 minutes, dit Jennifer. Il faut environ 25 minutes pour décider d’injecter ou non le tPA. » Elle précise cependant que l’équipe y arrive souvent en moins de 20 minutes.

Il faut évaluer le patient correctement avant d’administrer le médicament, y compris en lui faisant passer une tomodensitométrie du cerveau. Le résultat de cet examen permet à l’équipe de neurologie de déterminer si le patient doit recevoir du tPA. Comment peut-on alors aller plus vite? Le Dr Stotts dit que l’équipe tâche d’améliorer le système en s’ingéniant à trouver des moyens de rendre chaque étape plus sécuritaire et plus rapide.

« Nous avons analysé chaque étape du processus pour voir comment améliorer les choses », affirme Cari Poulin, infirmière enseignante à l’Urgence du Campus Civic. Ainsi, l’équipe a pensé à accompagner le patient à la salle de tomodensitométrie avec la trousse contenant le tPA et le nécessaire pour traiter l’AVC.

En juin, l’Hôpital Queensway Carleton a avisé l’Urgence qu’une victime d’AVC avait été évaluée et était en route pour le Campus Civic. À l’arrivée de l’ambulance, l’équipe était prête. Elle a activé son système et administré le tPA dans les minutes qui ont suivi.

« Nous avons enregistré le plus court délai au Canada, soit 8 minutes », affirme le Dr Stotts.

Il ajoute que les équipes spécialisées en AVC au Canada se communiquent leurs pratiques exemplaires pour raccourcir le délai porte-aiguille. « Nous sommes l’un des chefs de file, alors ce que nous faisons influence tout le monde autour de nous. »

En améliorant continuellement le délai d’administration du médicament, l’équipe spécialisée en AVC montre son engagement à assurer des soins de calibre mondial.

 
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