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De l’air frais et des jardins pour améliorer la santé mentale : des remèdes naturels pour les patients et le personnel

 
Linda Ferro

Linda Ferro-Chartrand, IA aux Soins intensifs du Campus Général, accompagne souvent des patients qui peuvent sortir de l’unité dans des aires de mieux-être comme le jardin des papillons, entre le Campus Général et le CHEO.

L’air frais, les grands espaces et les chauds rayons de soleil tamisés par des feuilles que berce une brise fraîche. Une promenade ou un repas du midi au grand air peut suffire à faire le plein d’énergie, qu’on soit membre du personnel ou patient.

Passer une journée complète après l’autre à l’intérieur, branché à des appareils, peut nuire au mieux-être général des patients.

« Faire sortir les patients à l’extérieur peut les aider à oublier qu’ils sont hospitalisés et leur donner une pause dont ils ont grandement besoin », affirme Linda Ferro-Chartrand, infirmière autorisée (IA) aux Soins intensifs, Campus Général.

Des recherches montrent que le contact avec la nature est directement lié à une meilleure santé mentale. Les aires de mieux-être autour de l’hôpital sont donc indispensables. Voilà pourquoi le nouveau campus de l’Hôpital aura des espaces verts, des jardins, des sentiers pédestres et des aires de repos propices à la contemplation. L’Hôpital s’est engagé à favoriser un processus de mobilisation ouvert et transparent avec la population d’Ottawa pour planifier l’aménagement de ces espaces naturels sur le nouveau campus, tout comme d’autres aspects importants.

« Quand les patients peuvent voir autre chose que les quatre murs de leur chambre, cela leur fait du bien, explique Linda. Prendre du soleil et de l’air frais peut vraiment leur remonter le moral et leur changer les idées. »

Des chercheurs à l’Université Stanford ont étudié des participants après une marche en nature et ont constaté une baisse de la rumination (pensées répétitives axées sur les aspects négatifs de soi-même, un facteur reconnu de maladie mentale) et de l’activité neurale dans la zone du cerveau appelée cortex préfrontal subgénual, liée au risque de maladie mentale.

Des milieux apaisants peuvent créer une sensation d’être ailleurs, une pause mentale pouvant transformer un état psychologique négatif en état positif. Le personnel qui se fatigue en raison des longues périodes où il doit se concentrer sur ses tâches peut ainsi reprendre des forces. Chez les patients, le contact avec la nature peut influencer l’ampleur de leurs symptômes, leur perception de leur santé globale et leur tendance à sombrer dans le désespoir.

« Je vais certainement essayer de sortir et de profiter de nos aires de mieux-être », affirme Linda.

Ces aires ne se limitent toutefois pas à l’extérieur. Des chercheurs à l’Université d’état du Kansas ont découvert que lorsque les patients qui se remettent d’une chirurgie ont des plantes dans leur chambre, leur tension artérielle systolique, leur interprétation de la douleur, leur anxiété et leur fatigue sont considérablement inférieures à celles de patients dans une chambre sans plante.

Le contact avec la nature favorise un milieu de travail sain et son effet marqué sur le personnel a été prouvé. Une étude de l’Université de la Floride montre que le personnel qui prend des pauses à l’extérieur éprouve beaucoup moins de stress et de problèmes de santé.

L’Organisation mondiale de la Santé estime que d’ici 2020, la dépression sera la deuxième principale cause de maladie au monde. Lorsque des gestes aussi simples que s’asseoir dans un jardin s’avèrent bénéfiques pour la santé mentale, il est important pour le personnel de prendre les mesures nécessaires pour s’occuper d’eux-mêmes et de leurs patients.

L’Hôpital a présenté un premier concept architectural de son nouveau campus à une réunion publique en janvier. Pour en savoir plus et exprimer votre opinion, rendez-vous à mieuxensemble.ca.

 
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