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Code orange : pleins feux sur l’intervention de L’Hôpital d’Ottawa

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Code Orange

Ces dernières années, l’équipe de la Gestion des urgences a peaufiné notre plan d’intervention en cas de code orange et a organisé des exercices de formation pour tester le plan de façon régulière. 

En fin d’après-midi le vendredi 11 janvier, le personnel de l’Urgence du Campus Civic a eu vent d’une collision grave à la station d’autobus Westboro, qui est située tout près.  

Un appel à la Répartition du Service paramédic d’Ottawa a confirmé la nouvelle. Au moins cinq blessés graves allaient arriver sous peu au Campus Civic. L’Hôpital a donc lancé un code orange et activé le Centre des opérations d’urgence pour coordonner son intervention.

« Tout le monde est resté. Personne n’a eu à demander aux résidents de ne pas partir. Cela allait de soi. » 

Le personnel qui s’apprêtait à quitter l’hôpital après une pleine journée de travail a décidé de rester pour la soirée. D’autres étaient déjà en route pour la maison, comme la Dre Jacinthe Lampron, directrice médicale de la Traumatologie, qui a rapidement fait demi-tour. D’autres encore, alertés par les reportages dans les médias, ont appelé pour offrir leur aide.  

« Tout le monde a simplement pris la décision de rester, précise le Dr Joe Pagliarello au sujet de l’équipe des Soins intensifs. Personne n’a eu à demander aux résidents de ne pas partir. Cela allait de soi. Il s’agissait d’une occasion de travailler en équipe pour offrir nos secours ».   

En quelques minutes, venant de part et d’autre, différentes équipes d’intervention ont convergé vers l’Urgence. Les chariots d’équipement en cas de catastrophe ont rapidement été déployés et le personnel de la Pharmacie et de la Médecine transfusionnelle a immédiatement pris son poste à l’Urgence. 

« Lorsque le premier blessé est arrivé, nous avions mobilisé huit équipes complètes de traumatologie, composées d’urgentologues, de chirurgiens traumatologues, d’anesthésiologistes, de thérapeutes respiratoires et d’infirmières, qui disposaient de réserves de sang », explique le Dr Mike Rubin, urgentologue, qui a épaulé le Dr Guy Hebert pendant les opérations. « C’était impressionnant de voir autant de spécialistes en traumatologie se réunir en si peu de temps tard un vendredi après-midi. »  

Joanna Schubert, gestionnaire du bloc opératoire au Campus Civic, s’est assurée d’avoir le personnel et l’équipement nécessaires pour la longue nuit à venir. Huit salles d’opération – six de plus que d’habitude le vendredi soir – étaient prêtes à recevoir les patients. Dans chacune des salles, un chirurgien orthopédiste et un chirurgien vasculaire travaillaient ensemble, une mesure exceptionnelle pour traiter des traumatismes touchant plusieurs systèmes.

 Chief Operating Officer Cameron Love (centre) led the Incident Management team of senior managers
Cameron Love (au centre), chef des opérations, a dirigé l’équipe de gestion responsable de coordonner l’intervention d’urgence de l’Hôpital.

Tandis que les équipes cliniques travaillaient fort pour sauver des vies, une armée de préposés au transport, aux soins et à l’entretien ménager s’est mobilisée pour nettoyer des chambres, livrer des échantillons de sang au laboratoire et transporter des patients vers des salles d’examen ou d’opération.  

Au cours de la nuit, on a eu recours à plus de 150 unités de sang et de produits sanguins.  

Dès l’afflux de patients blessés à l’Urgence et au bloc opératoire du Campus Civic, les unités de soins dans l’ensemble de l’Hôpital devaient agir rapidement afin de pouvoir les accueillir à leur tour. Au moment du lancement du code orange, l’Urgence accueillait déjà environ 100 patients, dont 24 admis, mais en attente d’un lit. Il a donc fallu en transférer vers d’autres unités de soins ou vers l’Urgence du Campus Général.

Tout au fil de la soirée, le personnel du Centre de contact, les bénévoles et les membres de la Sécurité orientaient les membres de la famille vers le centre de renseignement et de soutien établi par l’équipe du Service social. C’est là que les travailleuses sociales et les intervenants en soins spirituels ont passé des heures à conseiller et à consoler les familles très inquiètes.  Dans les jours qui ont suivi, Katherine Cotton, présidente du Conseil des gouverneurs de l’Hôpital, a rédigé une lettre pour se prononcer sur les efforts extraordinaires du personnel :  

« La compassion, la compétence et le sang-froid prodigieux dont ont fait preuve les médecins, les infirmières, les gestionnaires et tous les membres du personnel de soutien et de première ligne m’ont profondément marquée. Et pourtant, voilà le travail exceptionnel que font ces gens à l’Hôpital tous les jours. »

Préparation au désastre : un plan et des simulationd’une valeur inestimable  

La collision survenue le 11 janvier marque le premier code orange à l’Hôpital depuis la collision entre un train et un autobus en septembre 2013.  

Bien des membres du personnel mobilisé le 11 janvier reconnaissent que c’est grâce à l’engagement de l’Hôpital envers la gestion des urgences que notre capacité à intervenir s’est tant améliorée depuis 2013. 

Ces dernières années, en collaboration avec tous les services et les départements de l’Hôpital, l’équipe de la Gestion des urgences a peaufiné notre plan d’intervention en cas de code orange et a organisé des exercices de formation pour tester le plan de façon régulière. 

Code Orange exercise
La plus grande simulation d’un code orange à l’Hôpital a été tenue en novembre 2018 pour mettre à l’épreuve notre plan d’intervention en cas d’un désastre causant un grand nombre de blessés. Durant l’exercice de 75 minutes, 20 « patients » sont arrivés à l’Urgence, pour la plupart des étudiants en médecine de l’Université d’Ottawa.   

Le plus grand exercice de simulation d’un désastre impliquant de nombreuses victimes a justement été tenu en novembre 2018.  

Le Dr Adnan Sheikh, chef de la Radiologie d’urgence, décrit à quel point cette simulation a été vitale :  

« L’exercice était frais dans notre mémoire, ce qui nous nous a beaucoup aidé. C’était l’équivalent d’un cours préparatoire. Et le vendredi 11 janvier, ce fut tout un examen final. » 

 
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