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Présence virtuelle de familles au chevet de leur être cher grâce à une tablette

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Social Worker Brianna Beck held a tablet for a patient in the hospital’s COVID-19 isolation unit to video chat with their family.

Brianna Beck, travailleuse sociale, tient une tablette pour qu’un patient à l’unité d’isolement de la COVID-19 puisse faire un appel vidéo avec sa famille.

Grâce à une tablette, Sandra Deevy a pu être « virtuellement » présente au chevet de sa mère mourante. Elle ne pouvait pas y être en personne parce que sa mère était hospitalisée à l’unité d’isolement de la COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa. 

« Pour être honnête, je n’étais pas certaine de vouloir procéder ainsi ‒ avoir une conversation vidéo avec la tablette ‒ pour mon dernier souvenir d’elle. Mais je suis si heureuse de l’avoir fait, affirme Mme Deevy. J’ai tout de même pu voir ma mère et, surtout, lui dire que nous l’aimons et d’être à l’aise et paisible. C’était si important. »

À la mi-mars, L’Hôpital d’Ottawa a converti l’unité de chirurgie au Campus Général en unité de soins pour les patients atteints de la COVID-19. Comme les autres hôpitaux de la province, l’Hôpital a dû restreindre les visites afin de prévenir la propagation du virus. En temps normal, un patient peut recevoir la visite de membres de sa famille. Maintenant, une seule personne peut rendre visite au patient, et ce, pour des motifs de compassion uniquement, notamment lorsque le patient est en fin de vie.

L’unité de COVID-19 suit les mesures de Prévention et contrôle des infections. Ainsi, toute personne qui entre dans la chambre d’un patient doit porter de l’équipement de protection individuelle (ÉPI) : gants, blouse, masque et visière en plexiverre. L’ÉPI est nécessaire, mais il ne facilite pas la communication entre le patient et le personnel. Le personnel ressent néanmoins beaucoup de sympathie pour les patients et les familles éprouvés.

« Nous avons beaucoup de peine pour ces patients qui ne peuvent pas avoir leurs êtres chers à leur chevet », affirme Jan Leahy, gestionnaire clinique, Chirurgie thoracique, Oto-rhino-laryngologie et Pneumologie. « Si vous n’aviez pas vu votre mère depuis six semaines, vous voudriez la voir et lui parler. »

L’Hôpital d’Ottawa a créé le Carrefour des idées pour la COVID-19 pour demander aux employés de suggérer des façons de continuer à fournir des soins de calibre mondial tout en veillant à la sécurité des patients. Plusieurs, y compris des infirmières de l’unité de soins de la COVID-19, ont proposé l’utilisation de tablettes pour permettre aux patients de rester en contact avec leurs proches. À l’ère numérique, la plupart des gens sont déjà connectés, alors l’idée semblait bonne.

La solution est relativement simple. Un membre du personnel comme une infirmière ou une travailleuse sociale apporte la tablette au patient et établit une connexion avec l’appareil de son être cher afin qu’ils puissent discuter par vidéo. Se voir est souvent plus bénéfique qu’une conversation téléphonique.

« De cette manière, des patients atteints de la COVID-19 ont pu parler à leur famille, affirme Jan. Certains étaient mourants. Nous avons donc installé une tablette pour que les membres de la famille puissent passer ces dernières heures avec leur être cher. »

Dans le cas de la mère de Mme Deevy, Joan Khan, 90 ans, l’infirmier autorisé Brian Eng a enfilé son ÉPI et est entré dans la chambre avec une tablette qu’il avait placée dans un sac Ziploc.

Brian Eng, infirmier autorisé à L’Hôpital d’Ottawa, est l’un des employés qui aident les patients à l’unité d’isolement de la COVID-19 à communiquer avec leur famille à l’aide d’une tablette.
Brian Eng, infirmier autorisé à L’Hôpital d’Ottawa, est l’un des employés qui aident les patients à l’unité d’isolement de la COVID-19 à communiquer avec leur famille à l’aide d’une tablette

« Au début, je craignais qu’il soit difficile d’utiliser la tablette en portant tout l’équipement, se souvient Brian. Mais après deux fois, j’ai constaté à quel point c’est important pour la famille, qui ne peut pas être présente. Au moins, elle peut être présente de façon virtuelle. »

Couchée sur le dos, Joan pouvait bien voir l’écran puisque Brian tenait la tablette dans la position idéale pour elle. Mme Deevy a été heureuse de voir que sa mère portait sa chemise de nuit rose, plutôt qu’une chemise d’hôpital. Elle savait qu’on s’occupait bien de sa mère.

« Il est gratifiant de faciliter la communication, qui peut avoir lieu malgré la distance, affirme Brian. Mme Deevy pouvait quand même vivre ce dernier moment avec sa mère, et lui parler. »

Jan abonde dans le même sens. Si l’expérience a été positive pendant la pandémie de COVID-19, elle pourra aussi l’être à l’avenir pour les familles qui, se trouvant très loin, ne peuvent pas venir au chevet de leur être cher. 

« C’était presque aussi bien qu’être sur place », affirme Mme Deevy au sujet de sa conversation vidéo avec sa mère. « En fait, je n’aurais rien dit ou fait de différent si j’avais été sur place, sauf, bien sûr, lui donner un câlin. »

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