
La flexibilité des heures de visite a fait toute la différence pour Julie Sabourin pendant l’hospitalisation de son père, Robert Sabourin.
Lorsque le père de Julie Sabourin a été hospitalisé au Campus Général à L’Hôpital d’Ottawa, elle devait souvent travailler pendant les heures de visite officielles (15 h à 20 h).
Mais le personnel lui a permis de voir son père en dehors des heures officielles, sachant qu’elle était là pour aider.
Depuis septembre 2015, les familles n’ont plus à s’inquiéter d’enfreindre les règles : l’Hôpital a adopté des heures de visite flexibles et les encourage à venir au moment qui convient le mieux pour elles et leur proche.
« Lorsque la famille est là, le patient est moins anxieux, se rétablit mieux et se sent moins isolé », explique Evelyn Kerr, directrice de la Pratique infirmière clinique, qui a coprésidé le groupe de travail sur la présence de la famille en compagnie de Chris Clement, directrice de la Santé mentale.
Des études montrent que les taux de chute et de réadmission baissent lorsque les heures de visite sont flexibles. La famille comprend mieux ce qu’elle doit faire après le retour du patient à la maison si elle assiste à la remise des instructions au congé.
Favoriser la présence de la famille au moment qui lui convient offre de grands avantages selon Mme Sabourin, qui est une infirmière autorisée.
« J’étais contente d’être avec mon père pendant les consultations de médecins. Dans bien cas, même s’il ne comprenait pas, il hochait de la tête. La famille est là pour défendre les intérêts du patient et possède souvent des renseignements médicaux importants », précise-t-elle.
Cette flexibilité accorde aussi un certain sentiment de contrôle au patient, qui pourrait se sentir dépassé. « Je lui demandais quand il voulait que je sois là, ce qui l’encourageait à participer à ses soins », ajoute Mme Sabourin.
Les infirmières peuvent demander aux familles d’attendre à l’extérieur de la chambre pour parler ou donner des soins à un patient en privé. Il faut faire preuve de bon sens. « S’il y a beaucoup de gens dans une chambre, un patient aura de la difficulté à dormir. Nous pouvons alors discuter avec les familles pour trouver une solution », souligne Mme Kerr.
Tout le monde souhaite que le patient guérisse et se rétablisse. Il est important de prévoir du temps à la fois pour le repos et la visite de la famille.
« J’ai aimé pouvoir l’aider à faire des choses simples comme se raser et se laver les cheveux, poursuit Mme Sabourin. C’est une sorte de médecine dont l’importance est sous-estimée pour favoriser le bien-être et une attitude positive. »

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