Programme de dons d’organes et de tissus
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Foire aux questions
Découvrez le Programme de dons d’organes et de tissus en consultant les réponses à certaines questions courantes.
À tout moment, plus de 4 000 personnes sont en attente d’une greffe qui pourrait leur sauver la vie ou améliorer leur qualité de vie. Chaque année, de plus en plus d’hommes, de femmes et d’enfants meurent dans l’attente d’une greffe en raison de la grave pénurie d’organes et de tissus.
Souvent, la famille ne connaît pas les souhaits du donneur potentiel; c’est l’une des principales raisons expliquant la longueur de cette liste d’attente. Il est primordial de souligner cet aspect, car c’est la famille qui prend la décision finale concernant le don. Bien que beaucoup de gens soient favorables au don d’organes et de tissus, une récente enquête menée par le Mutual Group a révélé que moins de 50 % des Canadiens connaissent les souhaits de leurs proches en la matière. Dans certaines provinces, une copie imprimée des souhaits du donneur potentiel, qui figurent aussi dans le registre des donneurs, sera accessible. Cependant, dans d’autres régions, si le personnel de l’hôpital n’engage pas la discussion ou ne fait pas de suivi avec la famille concernant le don d’organes et de tissus, le don risque fort de ne pas avoir lieu.
Devenir un donneur d’organes ou de tissus relève d’un choix très personnel. Il est extrêmement important que vous discutiez de vos souhaits avec votre famille, qui doit connaître votre position pour respecter votre volonté après votre décès. Plus particulièrement, vos proches doivent savoir ce que vous souhaitez qu’ils répondent si jamais on leur pose la question du don d’organes et de tissus. Une fois votre décision prise et communiquée à vos proches, signez votre carte d’assurance-santé, votre permis de conduire ou votre carte de dons.
Chaque donneur peut sauver ou améliorer la vie de nombreuses personnes. Le cœur, les poumons, les reins, le foie, le pancréas et l’intestin grêle sont au nombre des organes qui peuvent être donnés. Les organes ne peuvent être conservés; ils doivent être transplantés dès que possible après le décès.
Pour être donneur d’organes, la personne doit être en état de mort cérébrale. La mort cérébrale ne survient que dans 1 à 2 % des décès. Même si tous les donneurs potentiels étaient reconnus au moment de leur décès et que toutes les familles consentaient au don, des pénuries d’organes surviendraient. C’est pourquoi des recherches sont en cours pour développer d’autres moyens de répondre à ce besoin, par exemple, grâce à la mise au point d’organes artificiels.
Une personne qui devient donneur d’organes est invariablement décédée des suites de graves lésions cérébrales qui sont si importantes que le cerveau meurt en raison du manque d’oxygène et de sang. Une fois le décès cérébral survenu, le corps meurt. Grâce à l’assistance artificielle de la médecine et d’un ventilateur, les organes peuvent fonctionner pendant un court laps de temps. Une fois le décès cérébral constaté, le don d’organes peut avoir lieu avec le consentement de la famille du donneur. Il est impossible de conserver les organes; par conséquent, la transplantation est une intervention d’urgence. La famille peut rester auprès du donneur pendant la recherche du ou des receveurs. Les membres de la famille sont accompagnés tout au long de cette épreuve.
Oui. Chaque personne recevant des soins médicaux bénéficie des meilleurs soins possibles, qu’elle souhaite ou non donner des organes et des tissus après son décès. Ce n’est qu’après l’échec de toutes les tentatives de réanimation qu’un don d’organes est envisagé.
Ce taux varie selon l’organe, mais en général, entre 80 et 85 % des receveurs se portent très bien un an après la transplantation.
Le don de tissus est possible dans presque tous les cas. Les infections graves et les antécédents de cancer sont les deux raisons les plus courantes pour lesquelles le don de tissus ne peut avoir lieu. La transplantation de tissus améliore la qualité de vie en restaurant des fonctions, en favorisant la guérison et en redonnant la vue. Les tissus qui peuvent être donnés sont les yeux, les os, la peau, les valves cardiaques et les veines. Les tissus prélevés peuvent être conservés pendant plusieurs jours, voire plusieurs mois.
Une personne dont le décès survient sur le lieu d’un accident ou à son domicile ne peut pas devenir donneur d’organes, car ses organes vitaux auront cessé de fonctionner, faute d’un accès immédiat aux médicaments et au ventilateur requis. Cependant, une personne décédée sur lieu d’un accident ou à son domicile peut donner des tissus importants tels que les yeux, les valves cardiaques, les os et les veines.
Oui. Faites part de votre volonté aux membres de votre famille qui donneront leur consentement en votre nom. Précisez vos souhaits dans le registre ou sur votre carte de dons.
Non. Tout le monde est un donneur potentiel d’organes ou de tissus, peu importe son âge. C’est l’état de santé de la personne, et non son âge, qui est le facteur déterminant.
Le processus commence à l’hôpital après que la personne a été déclarée en état de mort cérébrale et que la famille a donné son accord pour le prélèvement d’organes ou de tissus. Le processus dure généralement 24 heures.
Oui. Tous les organes et tissus susceptibles d’être transplantés sont soumis à des contrôles rigoureux. À cette fin, diverses évaluations sont effectuées, dont des tests sanguins, une évaluation des antécédents médicaux et sociaux et un examen physique, afin de veiller à donner aux receveurs les organes et les tissus les plus sûrs possibles tout en prévenant la propagation de maladies infectieuses. Parfois, même si les résultats de ces tests sont négatifs, le donneur peut avoir été récemment en contact avec une maladie, sans que les indices correspondants apparaissent dans son sang. C’est pourquoi nous devons poser à la famille d’un donneur potentiel une série de questions sur ses activités personnelles et privées. Ces questions ciblent les habitudes de vie associées à la propagation de ces maladies.
Dans les grandes religions, le don d’organes et de tissus est considéré comme un don de vie d’une personne à une autre. Si vous avez des questions au sujet des perspectives connexes dans votre religion, veuillez vous adresser à votre chef religieux ou aux intervenants en soins spirituels de l'Hôpital.
Non. Le prélèvement d’organes et de tissus s’effectue comme toute autre intervention chirurgicale, dans le plus grand respect, en préservant la dignité du donneur. Les dispositions funéraires n’ont pas besoin d’être modifiées et, si la famille le souhaite, le cercueil peut rester ouvert.
La législation de nombreuses provinces garantit la confidentialité totale des renseignements sur le donneur. En Ontario, la Loi sur le Réseau Trillium pour le don de vie régit la confidentialité du don d’organes et de tissus. À moins que la famille n’autorise la divulgation de ces renseignements, seule la famille immédiate sera informée du don
Au Canada, il est illégal d’acheter ou de vendre des organes. Des lois encadrant le don de tissus humains interdisent formellement la vente d’organes ou de tissus à des fins lucratives.
Au Canada, les coûts associés au prélèvement d’organes et de tissus sont couverts par le système de santé. Les interventions médicales liées au don d’organes et de tissus n’entraînent aucuns frais supplémentaires pour la famille. La famille paie les frais des arrangements funéraires de son choix, comme c’est toujours le cas après un décès.
Oui, je veux sauver des vies!
Inscrivez-vous auprès du Réseau Trillium pour le don de vie pour devenir un donneur d’organes et de tissus.