{"id":33232,"date":"2018-01-10T10:12:58","date_gmt":"2018-01-10T15:12:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/?p=33232"},"modified":"2021-02-09T13:24:00","modified_gmt":"2021-02-09T18:24:00","slug":"etude-sur-le-vih-injections-ou-comprimes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/fr\/avenir-en-sante\/etude-sur-le-vih-injections-ou-comprimes\/","title":{"rendered":"\u00c9tude sur le VIH : injections ou comprim\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p><em>Nancy Tremblay, coordonnatrice de la recherche clinique pr\u00e9l\u00e8ve des \u00e9chantillons de sang chez un patient qui participe \u00e0 l\u2019essai clinique.<\/em><\/p>\n<p>Lorsque John Henry a visit\u00e9 la Grande-Bretagne \u00e0 v\u00e9lo pendant trois semaines l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier, il n\u2019a pas eu besoin d\u2019apporter ses comprim\u00e9s antir\u00e9troviraux. Il re\u00e7oit plut\u00f4t une injection toutes les huit semaines.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je n\u2019en reviens pas qu\u2019il soit possible de remplacer les comprim\u00e9s quotidiens par un m\u00e9dicament qui est inject\u00e9 et lib\u00e9r\u00e9 lentement dans le corps, mais \u00e7a fonctionne\u00a0\u00bb, affirme M.\u00a0Henry. \u00ab\u00a0Je n\u2019ai plus \u00e0 prendre de comprim\u00e9s, ce qui est vraiment pratique lorsque je pars en vacances. En fait, entre les injections aux huit semaines, je ne pense pas au VIH.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En effet, les comprim\u00e9s lui rappelaient chaque jour qu\u2019il a le virus de l\u2019immunod\u00e9ficience humaine (VIH), un virus qui d\u00e9truit le syst\u00e8me immunitaire jusqu\u2019\u00e0 ce que la personne ne puisse plus combattre les infections ou les maladies. Il y a 20\u00a0ans, un diagnostic de VIH repr\u00e9sentait une condamnation \u00e0 mort. Bien que cette maladie demeure incurable, prendre un m\u00e9dicament tous les jours peut inactiver le virus. Si le patient cesse de prendre le m\u00e9dicament, le virus peut toutefois redevenir actif.<\/p>\n<div id=\"attachment_33229\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-33229\" class=\"size-medium wp-image-33229\" src=\"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/YIMC-Jan-10-2018-Dr.-Jonathan-Angel-300x200.jpg\" alt=\"image du Dr Jonathan Angel\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/YIMC-Jan-10-2018-Dr.-Jonathan-Angel-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/YIMC-Jan-10-2018-Dr.-Jonathan-Angel-600x401.jpg 600w, https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/YIMC-Jan-10-2018-Dr.-Jonathan-Angel-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/YIMC-Jan-10-2018-Dr.-Jonathan-Angel-1024x684.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-33229\" class=\"wp-caption-text\">Le Dr Jonathan Angel, chef de la Division des maladies infectieuses \u00e0 L\u2019H\u00f4pital d\u2019Ottawa et professeur agr\u00e9g\u00e9 de m\u00e9decine \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa, a dirig\u00e9 une \u00e9tude visant \u00e0 d\u00e9terminer si une injection est aussi efficace qu\u2019un comprim\u00e9 pour contr\u00f4ler le VIH.<\/p><\/div>\n<ol start=\"2014\">\n<li>Henry participe \u00e0 une \u00e9tude internationale, codirig\u00e9e par le D<sup>r\u00a0<\/sup>Jonathan\u00a0Angel, qui a montr\u00e9 qu\u2019une injection de m\u00e9dicaments antir\u00e9troviraux \u00e0 action prolong\u00e9e toutes les quatre \u00e0 huit semaines pouvait inactiver le virus aussi efficacement que les comprim\u00e9s. L\u2019essai porte sur pr\u00e8s de 300\u00a0patients dans 50\u00a0\u00e9tablissements situ\u00e9s dans cinq pays. Au Canada, seulement L\u2019H\u00f4pital d\u2019Ottawa et un \u00e9tablissement \u00e0 Montr\u00e9al ont particip\u00e9 \u00e0 l\u2019essai clinique. Les participants ne devaient pas avoir d\u00e9j\u00e0 pris de m\u00e9dicaments antir\u00e9troviraux. M.\u00a0Henry r\u00e9pondait \u00e0 ce crit\u00e8re, car il venait \u00e0 peine de recevoir son diagnostic lorsque l\u2019essai a commenc\u00e9 en juin 2014.<\/li>\n<li>Henry a \u00e9t\u00e9 r\u00e9parti au hasard dans le groupe qui re\u00e7oit une injection d\u2019antir\u00e9troviraux toutes les huit semaines. Chad\u00a0Raymond a \u00e9t\u00e9 r\u00e9parti au hasard dans celui qui re\u00e7oit une injection toutes les quatre semaines.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019ai re\u00e7u le diagnostic officiel deux mois avant de commencer le traitement\u00a0\u00bb, mentionne M.\u00a0Raymond, qui s\u2019est inscrit \u00e0 l\u2019essai en octobre 2014. \u00ab\u00a0Les injections semblaient une bonne solution pour moi parce qu\u2019elles sont peu fr\u00e9quentes. J\u2019\u00e9tais content d\u2019\u00e9viter de prendre un comprim\u00e9 tous les jours, car je craignais d\u2019oublier une dose. Recevoir une injection par mois me convenait davantage.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le traitement contre le VIH s\u2019est beaucoup am\u00e9lior\u00e9 au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il y a des ann\u00e9es, la personne devait prendre deux \u00e0 trois fois par jour de nombreux comprim\u00e9s \u00a0qui causaient beaucoup d\u2019effets secondaires\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Nancy\u00a0Tremblay, coordonnatrice de la recherche clinique dans le cadre de l\u2019essai. \u00ab\u00a0Cela n\u2019aidait pas les gens \u00e0 suivre le traitement, car certains ne pouvaient pas tol\u00e9rer les m\u00e9dicaments. Il y a donc eu une progression jusqu\u2019\u00e0 un comprim\u00e9 par jour. Cette m\u00e9thode est tr\u00e8s efficace et cause tr\u00e8s peu d\u2019effets secondaires\u00a0\u2013 parfois m\u00eame aucun. Les injections pr\u00e9sentent maintenant une autre option.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les patients re\u00e7oivent deux injections intramusculaires cons\u00e9cutives des antir\u00e9troviraux cabot\u00e9gravir et rilpivirine dans la fesse. Nancy explique que ces m\u00e9dicaments sont lib\u00e9r\u00e9s lentement dans le syst\u00e8me du patient et durent un ou deux mois, selon le protocole.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Cette m\u00e9thode d\u2019administration ne convient pas \u00e0 tout le monde\u00a0\u00bb, affirme le D<sup>r\u00a0<\/sup>Angel, chef de la Division des maladies infectieuses \u00e0 L\u2019H\u00f4pital d\u2019Ottawa et professeur agr\u00e9g\u00e9 de m\u00e9decine \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa. \u00ab\u00a0L\u2019important est qu\u2019elle pr\u00e9sente une autre option pour les personnes qui ont une aversion physique ou psychologique envers les comprim\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les personnes qui participent \u00e0 l\u2019\u00e9tude auront encore acc\u00e8s au m\u00e9dicament lorsque l\u2019\u00e9tude prendra fin.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019est un m\u00e9dicament qu\u2019ils devront prendre pour le reste de leur vie, ajoute Nancy. La soci\u00e9t\u00e9 pharmaceutique a la responsabilit\u00e9 de continuer de traiter les patients qui ont particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude si le traitement fonctionne.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le D<sup>r\u00a0<\/sup>Angel estime que le d\u00e9fi, une fois que la forme injectable aura \u00e9t\u00e9 homologu\u00e9e par Sant\u00e9 Canada, sera de d\u00e9terminer qui va l\u2019administrer.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Se rendre dans une clinique pour recevoir les m\u00e9dicaments prescrits n\u2019est pas une solution, dit-il. C\u2019est acceptable pendant l\u2019essai, mais ensuite, nous ne savons pas qui sera form\u00e9 pour donner les injections et \u00e0 quel endroit elles seront donn\u00e9es\u00a0: par des m\u00e9decins dans leur cabinet, par des pharmaciens ou par des infirmi\u00e8res allant voir les patients \u00e0 domicile. Bien que l\u2019homologation et la commercialisation des injections n\u2019auront pas lieu avant un ou deux ans encore, il demeure des questions sans pr\u00e9c\u00e9dent auxquelles il faudra r\u00e9pondre.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>D\u2019ici l\u00e0, des patients de L\u2019H\u00f4pital d\u2019Ottawa, comme MM.\u00a0Henry et Raymond, contribuent \u00e0 la recherche, en plus d\u2019en b\u00e9n\u00e9ficier. Beaucoup d\u2019autres patients dans le monde entier pourraient en b\u00e9n\u00e9ficier si les injections sont homologu\u00e9es.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude est financ\u00e9e par ViiV Soins de sant\u00e9 Canada et Janssen R&amp;D. Le soutien communautaire accord\u00e9 \u00e0 L\u2019H\u00f4pital d\u2019Ottawa est aussi crucial pour toutes les \u00e9tudes de recherche, notamment celles sur le <a href=\"https:\/\/fondationho.ca\/chaire-recherche-en-sante-hommes-gais\/\">VIH et la sant\u00e9 des hommes gais<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque John Henry a visit\u00e9 la Grande-Bretagne \u00e0 v\u00e9lo pendant trois semaines l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier, il n\u2019a pas eu besoin d\u2019apporter ses comprim\u00e9s antir\u00e9troviraux. Dans le cadre d\u2019une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 L\u2019H\u00f4pital d\u2019Ottawa, il re\u00e7oit une injection toutes les huit semaines.<\/p>\n","protected":false},"author":25,"featured_media":33260,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[278,392,389,452,447],"class_list":["post-33232","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-avenir-en-sante","tag-essais-cliniques","tag-experience-du-patient","tag-innovation-fr","tag-maladies-infectieuses","tag-vih"],"acf":[],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/33232","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/25"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=33232"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/33232\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/33260"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=33232"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=33232"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ottawahospital.on.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=33232"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}