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Reprendre le contrôle : L’Hôpital d’Ottawa fait une rétrospection sur les moments marquants de la dernière année de la pandémie

 
Staff at The Ottawa Hospital

Les membres du personnel ont accompli un travail formidable au cours de la dernière année en un très court laps de temps.

La COVID-19 continue d’avoir une incidence sur nos vies, mais dans une mesure beaucoup moins importante grâce aux travailleurs de la santé. Cette dernière année seulement, les membres du personnel de L’Hôpital d’Ottawa ont mis sur pied des centres de vaccination en milieu communautaire pour les adultes et les enfants, en plus de prendre les mesures nécessaires pour administrer les doses de rappel et lancer la recherche sur de nouveaux vaccins contre la COVID-19.

Des membres de notre grande équipe se remémorent tous les moments marquants et les solides efforts déployés pour protéger notre collectivité contre la COVID-19.

Avant-propos : L’Hôpital d’Ottawa administre les premiers vaccins à Ottawa

Vaccin contre la COVID-19
Venus Lucero, infirmière, a administré le tout premier vaccin contre la COVID-19 à Ottawa à Jo-Anne Miner, préposée aux soins personnels, le 15 décembre 2020 à L’Hôpital d’Ottawa.

L’Hôpital d’Ottawa a été l’un des deux premiers organismes dans la province à commencer à administrer les vaccins contre la COVID-19. Le 15 décembre 2020, nous avons donné les premiers vaccins à plus de 100 travailleurs de la santé de foyers de soins de longue durée, ce qui a préparé le terrain aux exploits que nous avons accomplis au cours de la dernière année.

« Nous savions qu’ils représentaient possiblement la lumière au bout du tunnel », se rappelle Alex Kuo, directeur de la Pharmacie à L’Hôpital d’Ottawa. « La pandémie durait depuis déjà neuf mois et tout le monde espérait avoir le vaccin pour pouvoir reprendre une vie normale. »

Alex Kuo, directeur de la Pharmacie
Après l’administration de la toute première dose, Alex s’est senti soulagé que la planification de cette première semaine ait porté ses fruits.

Axelle Pellerin savait que ce jour serait un moment charnière de la pandémie. « C’était effectivement la lumière au bout d’un horrible tunnel », se souvient Axelle, directrice responsable de la formation et des centres de vaccination contre la COVID-19 à L’Hôpital d’Ottawa. « Nous avions enfin de l’espoir. »

Axelle Pellerin, directrice responsable de la formation et des centres de vaccination contre la COVID-19
À son entrée au centre ce jour-là, Axelle a constaté l’effervescence et a tout de suite su que tout allait bien se passer.

C’est Jo-Anne Miner, préposée aux soins personnels de longue date au foyer de soins de longue durée St. Patrick, qui a reçu la première dose.

« Je suis fière de faire partie de ce moment et ravie de recevoir le vaccin », a‑t‑elle affirmé avant de recevoir cette première dose historique. « Le vaccin aidera à créer un milieu sécuritaire pour mes collègues et moi, ainsi que pour les résidants du foyer St. Patrick. Ce fut une année difficile pour tant de gens qui vivent et travaillent dans les foyers de soins de longue durée. La vaccination est une étape importante pour assurer la sécurité de tous. »

Le premier ministre Justin Trudeau s’est même rendu à notre centre de vaccination le jour de son ouverture, ce qui ajoute au caractère mémorable de la journée.

Le premier jour a été un succès, mais il y avait encore beaucoup de travail en perspective. Une robuste équipe de professionnels de la santé était nécessaire pour soutenir le déploiement de vaccins à grande échelle – et la source du soutien a parfois été surprenante!

« J’ai décidé de faire ma part » – des infirmières à la retraite présentes en premières lignes dans les centres de vaccination communautaires

Manon Dubé-McGee, infirmière à la retraite
Manon Dubé-McGee, infirmière autorisée, est sortie de sa retraite pour aider l’Hôpital d’Ottawa avec le déploiement de la vaccination.

Cinquante-quatre infirmières ont interrompu leur retraite pour soutenir la campagne de vaccination de L’Hôpital d’Ottawa. « Ce fut une expérience unique, affirme Axelle en souriant. Elles n’avaient aucune obligation de le faire. Pourtant, même à 7 h du matin en pleine tempête de neige, elles ont tenu à rendre la pareille à leurs collègues qui étaient encore en première ligne en pleine pandémie. »

Manon Dubé-McGee, infirmière autorisée aguerrie, a consacré 30 années de sa carrière au Campus Général. Elle travaillait à l’Unité de soins postanesthésiques avant son départ à la retraite en octobre 2018. Elle est revenue à l’Hôpital en mars 2021, d’abord pour vacciner des travailleurs en première ligne, puis pour prêter main-forte à la vaccination du public dans les centres communautaires au printemps.

Ce qui l’a poussée à interrompre sa récente retraite? « C’est une expérience personnelle, répond‑elle sans hésitation. En décembre 2020, ma mère est décédée de la COVID-19. Par la suite, j’ai pris conscience que mes collègues de travail à l’Hôpital étaient surchargées par la pandémie. J’ai décidé de faire ma part pour aider à vacciner la population. »

« J’ai peut-être fait en sorte qu’une autre famille n’ait pas à vivre un deuil à cause de la COVID. C’est très gratifiant. »

Grâce au retour de ces infirmières retraitées, l’Hôpital n’a pas été obligé de retirer des infirmières de leur poste actuel pour les envoyer dans les centres de vaccination.

Mettre les enfants à l’aise dans les centres de vaccination

Vanessa Tsimiklis, infirmière à la retraite
L’infirmière autorisée Vanessa Tsimiklis était à la retraite depuis sept ans avant de rejoindre les centres de vaccination de L’Hôpital d’Ottawa.

À la fin de novembre 2021, plus de 80 % de la population adulte avait reçu deux doses de vaccin et le gouvernement a autorisé le début de la vaccination des enfants de 5 à 11 ans.

La plupart des enfants avaient déjà reçu un vaccin auprès de leur médecin de famille ou dans un espace plus petit et accueillant qu’un grand centre communautaire intimidant. Conscients des craintes qu’ils pourraient avoir, les membres du personnel n’ont ménagé aucun effort pour mettre les enfants à l’aise.

« Je portais un uniforme affichant des personnages comme Mickey Mouse, pour faire plaisir aux petits », explique Vanessa Tsimiklis, infirmière autorisée à la retraite. « Je leur posais aussi des questions sur leurs loisirs ou leur animal favori – tout ce qui pouvait les distraire et apaiser leur anxiété. »

Vanessa a consacré la majorité de sa carrière en soins infirmiers à l’Unité de soins intensifs de L’Hôpital d’Ottawa. Avant sa retraite, elle était responsable des soins cliniques au Département de médecine. Elle était retraitée depuis sept ans lorsqu’elle s’est jointe au centre de vaccination en avril 2021 pour vacciner des adultes avant de passer à la vaccination des enfants en novembre.

Un enfant dans une centre de vaccination

Elle ajoute que certains membres du personnel du centre de vaccination ont même dépensé de leur propre argent pour adapter le décor aux enfants. Ils ont apporté des ballons et offert aux enfants de choisir une friandise ou un jouet après l’administration du vaccin. « Voilà qu’un exemple de l’importance pour l’équipe de procurer l’expérience la plus positive possible à tous les patients, surtout les enfants », affirme Vanessa.

Certains enfants ont exprimé leur reconnaissance. « Il y en avait qui nous prenaient spontanément dans les bras, se souvient-elle en souriant. Ils n’avaient probablement pas fait de câlin à personne depuis près de deux ans, puis, sans prévenir, ils couraient vers nous les bras ouverts. Ils sont tellement soulagés que le vaccin va les aider à retrouver une vie normale, que ce soit faire du sport ou jouer avec leurs amis à l’école. »

Distribution rapide et efficace des doses de rappel

Suzanne Madore, vice-présidente exécutive et chef des programmes cliniques et des soins infirmiers
Confiante en son équipe, Suzanne Madore savait que le déploiement des doses de rappel serait un succès

« C’est autour du jour du Souvenir que nous avons commencé à préparer le centre de vaccination pour les doses de rappel », se souvient Suzanne Madore, vice-présidente exécutive et chef des programmes cliniques et des soins infirmiers à l’Hôpital. « Ma première réaction a été de communiquer avec Axelle Pellerin, qui avait dirigé les précédentes séances de vaccination, pour lui demander si nous pouvions rapidement mettre en place un centre pour notre personnel. Elle m’a répondu sans hésiter : « 100 %. Absolument. » »

L’installation des centres pour la première et la deuxième dose a orienté le processus pour la dose de rappel. « Nous avons toujours eu des commentaires positifs sur les séances de vaccination », poursuit Suzanne. En fait, je me souviens qu’un de nos chefs de service en médecine familiale m’a dit que les centres de santé publique devraient s’inspirer de ce modèle, tellement il est simple et efficace. Axelle, Joanne Read (vice-présidente exécutive et chef, Planification et Développement) et Rabia Ishaq (directrice des Soins médicaux de courte durée) ont toutes fait un travail fantastique. »

Même si elle est fière du succès de notre équipe, Suzanne reconnaît que nous n’aurions pas pu y arriver seuls.

« La collaboration a toujours été essentielle au succès de nos centres et ce fut aussi le cas au moment d’administrer les troisièmes doses, ajoute Suzanne. L’Université d’Ottawa, par exemple, a fourni un grand espace pour y administrer rapidement les vaccins aux travailleurs de la santé et à leur famille. Santé publique Ottawa a été un collaborateur tout au long de la pandémie. Notre dernier partenariat réussi est le centre de vaccination au Sportsplex de Nepean, qui nous a permis d’administrer près de 50 000 doses de rappel. Le CHEO a soutenu nos efforts en fournissant une expertise pédiatrique, ce qui nous a permis d’administrer le vaccin aux plus jeunes membres de la famille des membres du personnel. L’Hôpital a également collaboré avec le Centre de naissance et de bien-être d’Ottawa afin d’ouvrir un centre éphémère pour les femmes enceintes, leur partenaire et leurs enfants.

« Dans l’ensemble, les séances de vaccination des troisièmes doses ont été un grand succès qui n’aurait pas été possible sans le soutien de bien des personnes, poursuit Suzanne. Nous avons démontré tout au long de la pandémie que l’union fait la force. »

Poursuite de la recherche sur les vaccins pendant la vaccination

Le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques de L’Hôpital d’Ottawa
Le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques de L’Hôpital d’Ottawa est l’installation qui présente la plus vaste expérience dans ce domaine au Canada. Il a fabriqué plus d’une dizaine de produits biothérapeutiques différents à des fins d’essais cliniques chez des sujets humains, tant au Canada et qu’ailleurs dans le monde depuis 10 ans.

Pendant que le personnel clinique administrait les vaccins, nos chercheurs se sont affairés en vue de répondre à de nouvelles questions importantes. Combien de temps durerait l’immunité conférée par les vaccins? Quelle serait leur efficacité contre les nouveaux variants? Seraient-ils aussi efficaces si différentes marques de vaccin étaient mélangées et appariées? Dans quelle mesure protégeraient-ils nos populations les plus vulnérables?

Nos chercheurs ont ainsi lancé quatre études nationales pour déterminer l’efficacité des vaccins contre la COVID-19 chez les personnes atteintes du cancer et de troubles immunitaires et celles occupant un emploi à risque élevé.

Nos chercheurs aident également à diriger un réseau de recherche qui fait le suivi des nouveaux variants et de l’efficacité des vaccins actuels pour les contrer, en plus de diriger un réseau mondial qui produit en temps utile des résumés fiables des données probantes sur la COVID-19 à l’intention des décideurs.

Même si l’Organisation mondiale de la Santé a approuvé plusieurs vaccins contre la COVID-19, les chercheurs continuent de concevoir et de mettre à l’essai d’autres vaccins expérimentaux.

« Nous devons exploiter chaque outil dont nous disposons pour contrôler cette pandémie, y compris de nouveaux vaccins qui présentent des avantages uniques », explique Carolina Ilkow, scientifique principale à L’Hôpital d’Ottawa et professeure adjointe à l’Université d’Ottawa. Son équipe a mis au point à Ottawa un vaccin qui pourrait fournir une approche unique pour aider à contrôler la pandémie.

Le Centre de fabrication de produits biothérapeutiques de l’Hôpital a en outre aidé à produire d’autres vaccins canadiens contre la COVID-19 à des fins d’essais cliniques, ce qui a permis d’accroître la capacité de production de vaccins au Canada à un moment critique. Nos chercheurs ont également offert aux résidants d’Ottawa l’occasion de participer à des essais cliniques d’un vaccin conçu à Ottawa.

« Il est important de continuer de mettre au point et de mettre à l’essai des vaccins, y compris les vaccins fabriqués au Canada, parce que la COVID-19 ne va pas disparaître et que de multiples doses de rappel seront nécessaires, surtout pour les personnes à risque élevé », précise le DBill Cameron, directeur médical de la Recherche clinique et spécialiste des maladies infectieuses à L’Hôpital d’Ottawa et professeur à l’Université d’Ottawa.

 
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