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Devriez-vous discuter avec votre médecin du risque d’AVC ou de crise cardiaque après une pneumonie?

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Marion Gallagher peut souffler un peu, maintenant qu’elle a établi avec son médecin de famille un plan de soins qui tient compte de son risque accru d’avoir une crise cardiaque ou un AVC — le résultat de la pneumonie qui avait forcé son hospitalisation. (Photo de CTV Ottawa)

 

Après son hospitalisation d’une semaine en octobre dernier pour une pneumonie, Marion Gallagher ne savait pas qu’elle avait un risque plus élevé de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral (AVC).

En vérité, personne ne le savait, bien que le Dr Vicente Corrales-Medina et quelques collègues aient des soupçons.

Maintenant, le Dr Corrales-Medina, chercheur et médecin spécialiste des maladies infectieuses à l’Hôpital, dispose de preuves concrètes qui permettront d’améliorer la vie après une pneumonie pour les personnes comme Mme Gallagher.

Dans un article publié dans la revue JAMA (Journal of the American Medical Association) le 20 janvier, le Dr Corrales-Medina et ses collègues de Pittsburgh démontrent que les patients hospitalisés pour une pneumonie ont un risque considérablement plus élevé d’avoir une maladie cardiovasculaire, même s’ils n’ont jamais été victimes auparavant d’une crise cardiaque ou d’un AVC. (voir communiqué de presse).

dr-corroles-medina-frParmi les constatations, l’étude montre que lorsque des personnes âgées de 65 ans ou plus sont hospitalisées pour une pneumonie, elles sont quatre fois plus susceptibles d’être victimes d’une maladie cardiovasculaire au cours des 30 jours suivant l’infection. Dix ans après la maladie, elles sont encore presque deux fois plus susceptibles d’avoir une maladie cardiovasculaire.

« Après l’hospitalisation d’une personne pour une pneumonie, son médecin devrait concevoir un plan de soins en sachant qu’elle est maintenant plus susceptible d’avoir une maladie cardiovasculaire dans les semaines, les mois et les années suivant son rétablissement. Ce plan pourrait inclure un dépistage et des stratégies de prévention primaire des maladies cardiovasculaires », affirme le Dr Corrales-Medina, aussi professeur adjoint à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa.

Voilà une nouvelle que Mme Gallagher, maintenant âgée de 89 ans, a pris à cœur après avoir entendu les résultats de l’étude. Elle en a discuté avec son médecin de famille et son plan de soins tient maintenant compte de ce nouveau facteur de risque.

« Je veux qu’elle surveille de très près mon cœur et tout ce qui peut provoquer une crise cardiaque ou un AVC », affirme Mme Gallagher.

De plus, elle s’est portée volontaire pour participer à une étude de recherche menée par le Dr Corrales-Medina afin de déterminer quels mécanismes biologiques sont responsables de cette augmentation du risque de maladie cardiovasculaire après une pneumonie. Il veut maintenant concevoir des traitements pour les personnes comme Mme Gallagher, pour réduire son risque, qui est maintenant plus élevé.

 

En bref

  • Selon ACP Medicine, 1,2 million de personnes sont hospitalisées chaque année aux États-Unis à cause d’une pneumonie (les chiffres au Canada combinent pneumonie et grippe).
  • On considère que les maladies cardiovasculaires constituent le groupe de maladies le plus fréquent et le plus mortel, au Canada et dans le monde. En 2008, d’après Statistique Canada, les maladies cardiovasculaires étaient responsables de 29 % de tous les décès au Canada (soit 69 703). Parmi ces décès, 54 % étaient dus à une cardiopathie ischémique (causée par le rétrécissement des artères), 23 % à une crise cardiaque et 20 % à un AVC.
  • Les personnes de plus de 65 ans représentent environ le tiers des cas de pneumonies acquises dans la collectivité, sont hospitalisées plus souvent et restent plus longtemps à l’hôpital que les personnes plus jeunes selon la 7e édition de Baum’s Textbook of Pulmonary Diseases.

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