Back to Top Faites de la bienveillance envers soi un mode de vie : cinq conseils pour démarrer - L'Hôpital d'Ottawa
 

Faites de la bienveillance envers soi un mode de vie : cinq conseils pour démarrer

 
Sand heart symbol

« Il faut être gentil », nous a-t-on dit depuis notre enfance.

Mais depuis deux années stressantes, cela est plus facile à dire qu’à faire.

« Nous éprouvons tous un stress chronique depuis deux ans et cela change notre système de réaction au stress », explique Kerri Ritchie, Ph.D., psychologue clinicienne et psychologue de la santé, coordonnatrice de la pratique professionnelle en psychologie à L’Hôpital d’Ottawa. « Tout semble plus gros, même les petites contrariétés, parce que notre système de réaction aux menaces cherche des dangers partout. Si cela nous a protégés pendant la pandémie, nous ne sommes pas faits pour être gentils lorsque nous nous nous sentons menacés. »

Un tableau dans un bureau
Ce tableau se trouve dans le bureau de Catherine Youngson. « Cette image est pour moi un refuge mental où je peux me ressourcer et pratiquer la pleine conscience. »

Selon Kerri Ritchie, un retour sur soi est une façon d’indiquer à notre système que nous ne sommes pas menacés. Avant d’être bienveillant envers les autres, il faut l’être envers soi.

La bienveillance envers soi est essentielle au bien-être mental global. Se traiter avec gentillesse aide à réduire le stress dans notre vie, mais cela favorise notre compassion, une émotion puissante qui nous permet de faire preuve d’empathie envers les autres et qui nous motive à leur prêter main-forte. Dans un monde bien éprouvé, il est particulièrement important de montrer de la compassion.

La gentillesse envers soi est une réalité différente pour chacun. Mais dans ses grandes lignes, elle consiste à améliorer notre santé et à veiller à notre mieux-être en pratiquant des autosoins, à créer un système de soutien en renforçant nos liens avec des personnes qui nous veulent du bien et à trouver le juste équilibre entre la vie personnelle et le travail en se réservant du temps pour les loisirs.

Les professionnels de la santé à L’Hôpital d’Ottawa sont bienveillants envers eux-mêmes dans de petites choses au quotidien, ce qui les aide à gérer le stress inhérent à leur métier et à alimenter la compassion pour leurs patients – les deux choses étant essentielles pour offrir des soins de qualité.

Vous aimeriez être plus bienveillant envers vous-même? Voici quelques manières dont des membres de notre personnel soignant ont fait de la bienveillance envers soi un mode de vie…

Le plaisir d’un petit cadeau chaque jour

Kerri Ritchie, Ph.D., psychologue clinicienne et de la santé

« En ce moment, ce sont les calendriers de l’Avent qui me font plaisir, car j’aime avoir une petite surprise chaque jour. Je les ai achetés en solde à la fin de décembre! dit-elle. Et comme les glucides sont bons, je mange du macaroni au fromage. Ces deux choses me rappellent de beaux souvenirs d’enfance. »

Même s’il est vieux d’un mois, un calendrier de l’Avent peut faire toute la différence pour se remonter. L’objectif est de trouver quelque chose qui nous donne un peu de joie chaque jour.

Des photos de sa ville natale et un peu de fantaisie

Catherine Youngson, directrice de programme, Accès et cheminement des patients

« Je choisis de trouver de la joie dans de petites choses chaque jour. Pendant la pandémie, je ne pouvais pas aller voir ma famille dans le Nord ontarien. Je mettais donc des photos de ma ville d’origine comme fond d’écran dans Microsoft Teams et cela me réconfortait. Aussi, je suis connue pour le style fantaisiste de mon bureau. Le rose ne réjouit peut-être pas tout le monde, mais pour moi, cela fonctionne. 

Et il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir du chocolat. J’en ai toujours dans un bol dans mon bureau pour les moments où j’ai (ou que les autres ont) besoin d’un petit remontant. »

Fortifier le corps et l’esprit

Ellen Alie, directrice, Imagerie médicale

« Chaque fois que je suis un cours de yoga, je prends soin de moi-même. Que je tente de tenir une pose plus longtemps, de gagner en force et en souplesse ou de me concentrer sur ma respiration, le yoga me permet de veiller à ma santé physique et mentale. »

Réaliser le rêve

Geneviève Côté, gestionnaire, Relations avec les patients

« Au 18e mois de la pandémie, j’avais besoin de quelque chose pour me remonter le moral. J’ai donc pensé à réaliser un rêve : apprendre à faire de l’aviron et faire partie d’un équipage. Comme j’ai grandi dans une ville du nord sans littoral, je ne pouvais pas m’adonner à ce sport pendant ma jeunesse. Pour mon anniversaire, j’ai reçu un appareil d’aviron et je m’entraîne tous les jours depuis. Le club d’aviron n’acceptait pas de novices l’an dernier, mais je me croise les doigts pour ce printemps!

« De plus, j’ai vécu une expérience nouvelle en acceptant une invitation à faire partie d’un club de lecture! Le sentiment d’appartenance dans un club comptant peu de membres et le fait de réaliser des activités intéressantes avec des personnes que j’aime me procurent mentalement la même sensation qu’appliquer de l’aloès sur un coup de soleil! »

Profiter de son patrimoine culturel

Mackenzie Daybutch, coordonnatrice, Programme de cancérologie pour les Autochtones

« Je me remémore les enseignements ojibwés des sept grands-pères : respect, humilité, sagesse, amour, bravoure, honnêteté et vérité. Je fais des rites de purification avec des remèdes autochtones pour garder l’équilibre mental. J’aime aussi courir et jouer avec ma fille! Elle m’aide à garder le moral et à me rappeler d’apprécier les petites choses dans la vie. »

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