Back to Top Diversité de genre : guide des pronoms d’usage - L'Hôpital d'Ottawa
 

Diversité de genre : guide des pronoms d’usage

 
Buttons with pronouns

Des membres du personnel du Service des admissions et de l’inscription à l’Urgence portent des macarons affichant leurs pronoms d’usage.

Tout comme votre nom, vos pronoms d’usage font partie intégrante de votre identité. Se baser sur l’apparence d’une personne pour présumer de ses pronoms d’usage peut non seulement être une erreur, mais aussi blesser voire causer un préjudice. Les membres transgenres du personnel et des ressources bénévoles à L’Hôpital d’Ottawa répondent fréquemment à des questions sur leurs pronoms d’usage et expliquent comment les utiliser de façon respectueuse.

Qu’est-ce qu’un pronom?

Réponse de Darla Burrow (elle), administratrice de la formation en ligne

Un pronom est un mot qui remplace le nom d’une personne et qui s’accorde habituellement avec le genre de la personne.

Cependant, le genre réel d’une personne peut être différent de son sexe assigné à la naissance. C’est pourquoi une personne peut utiliser des pronoms qui ne sont pas évidents (c.-à-d. une femme trans qui s’identifie au pronom elle). Les pronoms d’usage d’une personne peuvent aussi changer au fil du temps à mesure qu’elle explore et comprend mieux son identité de genre. Le genre de certaines personnes ne correspond pas au concept binaire homme/femme, alors elles privilégient le pronom iel. D’autres ont un genre fluide; elles s’identifient tantôt à un homme tantôt à une femme et du coup leurs pronoms d’usage alternent ou se combinent (il/iel). D’autres encore s’identifient à un genre absent du dictionnaire français et utilisent alors des néologismes ou des genres historiquement ancrés dans leur culture et sans équivalence en français. Il y a aussi des personnes qui ne se retrouvent dans aucun pronom genré et préfèrent employer la troisième personne.

Pourquoi est-ce important de demander à une personne ses pronoms d’usage et de les respecter?

Réponse de Jesse Bossé (iel), membre du comité consultatif Rainbow et psychologue agréé chez Tall Tree Psychology

Quand nous demandons à une personne ses pronoms d’usage, nous évitons toute erreur sur son genre. Les répercussions d’une telle erreur sur la santé mentale sont nombreuses, notamment des risques accrus de dépression, d’anxiété et de suicidalité. Nombre d’études ont confirmé un lien direct entre les occurrences d’erreur ou de déni de genre et les problèmes de santé mentale. Je dirais même que demander à une personne ses pronoms d’usage est une forme de prévention du suicide. Ainsi, on protège la vie des personnes d’autres genres et on résiste à la cisnormativité (la présomption que tout le monde est cisgenre). Les gens se trompent bien souvent sur mon genre et cela m’épuise. J’arrive à la maison complètement vidé en fin de journée. C’est un poids lourd à traîner. Si seulement les gens prenaient la peine de me demander comment s’adresser à moi, je n’aurais pas besoin de porter ce fardeau accablant. Quand on n’y pense pas ou qu’on ne respecte pas le choix des personnes concernées, on leur exprime qu’elles sont insignifiantes et qu’elles n’ont pas leur place.

Comment faire pour aborder la question?

Réponse de Cole Etherington (il), principal associé de recherche

En général, la solution consiste à se présenter d’abord en précisant notre propre nom et nos pronoms d’usage à la rencontre de chaque personne, quelle que soit son identité de genre ou son apparence. Il faut le faire pour tout le monde : cisgenre, trans, non-binaire ou genre non conforme, et en faire une habitude. Lorsque je me présente par « Bonjour. Appelez-moi Cole ou il. Ravi de vous rencontrer! », j’invite mon interlocuteur à me dire ses pronoms d’usage.

Si vous faites le premier pas et que votre interlocuteur ne vous révèle pas son pronom d’usage, invitez-le gentiment à le faire pour vous aider à vous adresser à lui de façon respectueuse. Je pense que la plupart des gens seront à l’aise de vous révéler leurs pronoms d’usage. En cas de doute, il est préférable d’éviter tout langage genré – une bonne habitude à adopter en tout temps si vous ne connaissez pas la personne.

Qu’en est-il si je me trompe?

Réponse de Darla

Excusez-vous et rectifiez le tir. C’est tout. Vous n’avez pas besoin d’en rajouter. Faites simplement plus attention la prochaine fois. Un faux pas n’est pas une habitude.

Comment s’y prend L’Hôpital d’Ottawa pour respecter les pronoms d’usage des patients?

Réponse de Ben Murray (il), membre du comité consultatif Rainbow

Au Service des admissions et à l’inscription de l’Urgence, on demande aux patients de fournir leurs pronoms d’usage. Un module de formation sur la diversité des genres, conçu en collaboration avec le comité consultatif Rainbow, a été lancé pour sensibiliser le personnel du Service des Admissions et de l’inscription à l’Urgence. Par la suite, plusieurs membres du personnel ont reçu des macarons affichant leurs pronoms d’usage et ont appris comment les utiliser pour se présenter et inviter chaque patient à faire de même. L’Hôpital a aussi tenu d’autres formations portant sur la diversité des genres. Epic (un système informatique utilisé par l’Hôpital pour entreposer, organiser et consulter les dossiers de patients) a été revu pour pouvoir y ajouter les noms et pronoms d’usage aux dossiers des patients. L’Hôpital est encouragé à renforcer l’équité et la diversité.

Autres ressources

  • Pflag Canada est l’unique organisme national au Canada à offrir du soutien par des pairs aux Canadiens confrontés à des questions liées à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre et à l’expression du genre.
  • La base des connaissances sur la santé trans de Rainbow Health Ontario offre des réponses aux questions courantes des personnes trans et non binaires en Ontario.
  • Trans Student Educational Resources est un organisme de jeunes dont la mission est de transformer l’environnement pédagogique pour les étudiants trans et de genre non conforme par le plaidoyer et l’autonomisation.
  • The Get REAL Movement est un organisme canadien sans but lucratif qui combat la discrimination, le racisme et l’intimidation envers les personnes 2SLGBTQ+ à l’école, au travail et dans les camps d’été.
  • The Gender Dysphoria Bible est un guide destiné aux personnes en questionnement, en début de transition ou en pleine transition ainsi qu’aux personnes qui aspirent à devenir des alliés.
 
Comment

Dites-nous ce que vous avez pensé de cet article!

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*


Autres ressources utiles

Un projet de portrait rend hommage à l’ensemble du personnel

Qu’ils soient membres de l’équipe de l’entrepôt, préposé aux fournitures médicales, préposé au transport ou membre des services alimentaires – tous les membres du personnel partagent le même dévouement pour les soins aux patients.

Vos attestations de compétences en secourisme et en RCR sont-elles toujours valides? Voici une histoire qui vous incitera à les renouveler si ce n’est pas le cas!

Lorsqu’elle a compris qu’un bambin était en train de s’étouffer dans un Costco d’Ottawa, une infirmière de L’Hôpital d’Ottawa qui se trouvait sur les lieux a réalisé une RCR qui lui a sauvé la vie. Sauriez-vous quoi faire si une urgence similaire se présentait? Notre équipe du Service de traumatologie vous recommande quelques cours d’initiation au secourisme.

Faites de la bienveillance envers soi un mode de vie : cinq conseils pour démarrer

Se traiter avec gentillesse aide à réduire le stress dans notre vie et favorise notre compassion. Vous cherchez des idées? Découvrez comment certains de nos professionnels de la santé ont fait de la bienveillance envers soi un mode de vie.

« L’Hôpital m’a accordé mon congé, mais  j’y suis revenu faire du bénévolat » : Maxime, ancien patient et codeur bénévole

Maxime Bilodeau a décidé de devenir bénévole à L’Hôpital d’Ottawa après un séjour aux unités de soins de courte durée et de réadaptation. « J’ai beaucoup remarqué le travail des bénévoles. Après ma sortie de l’hôpital, dès que j’ai pu le faire, j’y suis devenu bénévole », explique Maxime.

Bao-Anh fait du bénévolat en dépit de son horaire chargé d’infirmière

Bao-Anh Vuong fait du bénévolat à L’Hôpital d’Ottawa depuis qu’elle était élève à l’école secondaire. Aujourd’hui, dix ans plus tard, elle est infirmière à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa et membre d’une équipe de bénévoles chevronnés qui recrutent et intègrent les nouveaux bénévoles.

Jocelyn inspire la relève dans le cadre du programme de stage virtuel pour les élèves du secondaire

Le bénévolat est une seconde nature chez Jocelyn Niven. « Je tiens ça de mon éducation. Je viens d’une famille de militaires. Aussi longtemps que je me souvienne, ma mère nous inscrivait partout pour faire du bénévolat. » Aujourd’hui devenue militaire, Jocelyn est la modératrice du programme de stage étudiant à l’Hôpital.

Le présent site Web fournit des renseignements généraux. Certains renseignements pourraient ne pas vous convenir. Consultez votre médecin, une infirmière ou un autre professionnel de la santé pour savoir si ces renseignements s’appliquent à votre situation. On pourra aussi répondre à vos questions et préoccupations.