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Des solutions virtuelles pour prendre soin avec compassion des victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire

 
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Avertissement : Le texte qui suit traite de l’agression sexuelle et de l’abus par un partenaire.

Si vous avez été victime d’une agression sexuelle ou d’un abus par un partenaire et voulez obtenir des ressources ou du soutien dans la collectivité, allez à la fin de l’article.

Tout au long de la pandémie, les mesures de confinement et les avertissements des autorités publiques ont incité les gens à rester chez eux pour éviter la propagation de la COVID‑19. Or, l’accès aux soins médicaux et aux ressources communautaires est essentiel au bien‑être des victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire.

Stephany Saloojee

Stephany Saloojee, travailleuse sociale au sein du programme, et ses collègues offrent des soins empreints de compassion aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire.

Grâce à des solutions virtuelles, lorsqu’une personne veut communiquer avec Stephany Saloojee, travailleuse sociale au sein du Programme de soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire, elle peut utiliser des moyens aussi simples que le courriel, le téléphone et une plateforme de clavardage vidéo sécurisée. Même si bien des interactions en personne ont maintenant lieu en mode virtuel, Stephany se dévoue pour offrir la même qualité de soins empreints de compassion.

Ce programme regroupe des professionnels de la santé spécialisés qui offrent de façon privée et confidentielle des soins médicaux à toute personne de 16 ans ou plus qui a été victime d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire dans la grande région d’Ottawa. Ce programme unique dans la région est accessible 24 heures sur 24, 7 jours par semaine et 365 jours par année.

La personne qui souhaite recevoir des soins obtiendra un premier rendez-vous en personne pour pouvoir recevoir des soins médicaux, remplir un rapport de police de façon anonyme si elle le souhaite ou accéder à d’autres services sur place comme la trousse médicolégale en cas d’agression sexuelle ou la prise de photos des blessures à des fins de documentation. Après la visite initiale, l’équipe de soins fera un suivi virtuel après 48 à 72 heures, 4 à 6 semaines et 3 mois. Ces suivis peuvent avoir lieu par téléphone ou par vidéoconférence sécurisée.

À titre de travailleuse sociale, Stephany joue un rôle important au sein du programme. Elle offre du soutien émotionnel, de l’aide pour planifier la sécurité, des conseils en cas de crise et des consultations avec la police. Elle aide aussi à mettre les patients en contact avec les ressources et les organismes communautaires les mieux placés pour répondre à leurs besoins, par exemple une thérapie à long terme, un abri temporaire et une aide juridique.

Les soins virtuels : une nouvelle option pour les victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire

Avant la pandémie, Stephany rencontrait les patients exclusivement en personne et remettait des ressources en format papier, par exemple les renseignements sur les organismes locaux. Les outils virtuels simples comme le courriel et la plateforme de clavardage Zoom sont maintenant utilisés, ce qui permet à Stephany de faire des suivis et de vérifier comment vont les patients plus souvent qu’auparavant. En fait, certains des outils sont devenus des composants importants du cheminement vers la guérison.

« Le courriel donne aux patients l’occasion d’écrire leurs pensées, ce qui peut avoir un effet très positif. M’envoyer un courriel leur permet de prendre la situation en main et de se sentir moins impuissants, explique Stephany. Cela les aide à jouer un rôle actif dans leur rétablissement. »

Stephany a vu de nouvelles portes s’ouvrir pour ses patients pendant la transition aux soins virtuels.

« Depuis leur domicile, leur travail ou tout autre endroit qui leur convient, les patients peuvent obtenir de l’aide là où ils n’en auraient peut-être pas eu la possibilité autrement, » poursuit Stephany.  

« Les soins virtuels contribuent également à réduire la stigmatisation liée à la demande de soins après une agression sexuelle ou un abus par un partenaire. Les patients n’ont pas peur de croiser des personnes qu’ils connaissent en allant à un rendez-vous avec nous ou que quelqu’un découvre qu’ils ont vu une travailleuse sociale. »

Tisser des liens humains en mode virtuel

Tisser des liens et établir une relation thérapeutique avec les patients ont toujours été des volets importants du travail de Stephany. Le besoin de maintenir les liens s’est d’ailleurs intensifié pendant la pandémie, surtout pour les personnes qui ont vécu une agression sexuelle ou un abus par un partenaire.

Malgré les limitations physiques, Stephany trouve de nouvelles façons de tisser de solides liens humains et d’offrir des soins empreints de compassion de façon virtuelle.

« J’ai dû faire preuve de plus de créativité avec les patients et me tenir au courant des plus récents outils disponibles, ajoute Stephany. Les gens pourraient être portés à croire que les soins virtuels peuvent entraver les relations humaines, mais ce n’est pas le cas. Les patients peuvent rester authentiques et quand même nouer une relation thérapeutique, ressentir de l’empathie, recevoir du soutien et grandir sur le plan personnel. »

Pour veiller à ce que les patients se sentent tout de même en sécurité et à l’aise dans le cadre des interactions en ligne, Stephany adopte une approche ouverte et honnête.

« Je m’appuie sur le bavardage et trouve un lien avec les patients. Je parle de leurs objectifs ainsi que du respect de la vie privée et de la confidentialité, car ces éléments sont vraiment importants pour les gens, poursuit Stephany. J’encourage les patients à me poser des questions. Je leur rappelle qu’il s’agit d’une conversation et qu’ils m’aident à comprendre leur situation afin que je puisse les aider de toutes les manières possibles. »

Moins de victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire demandent des soins pendant le confinement selon une étude

Admissions dans les urgences de L’Hôpital d’Ottawa pour des raisons de violence familiale ou d’agression sexuelle

En ce moment, Stephany est plus occupée que jamais. Cela n’a toutefois pas toujours été le cas.

Il y a eu une diminution de 50 % du nombre de personnes qui se présentent dans les urgences de L’Hôpital d’Ottawa en raison d’une agression sexuelle ou de violence familiale pendant le confinement au printemps 2020, d’après une étude publiée dans la revue BMC Medicine.

L’équipe de recherche a comparé les admissions dans les urgences à la suite d’une agression sexuelle ou de violence familiale entre mars et mai 2020 aux admissions pour les mêmes raisons pendant la même période en 2018. Le programme reçoit habituellement de 60 à 80 patients sur une période de deux mois. Or, pendant les deux premiers mois de la pandémie, il a accueilli seulement 34 patients. La moyenne hebdomadaire, qui est de sept à neuf patients, a chuté à quatre pendant cette période.

« Cette baisse était préoccupante parce que nous voulons offrir les meilleurs soins possible à cette population », explique la Dre Kari Sampsel, directrice médicale du programme. « Nous savons grâce à d’autres sources de données, notamment celles tenues par des organismes communautaires, qu’il y avait quand même des agressions sexuelles et de la violence familiale. »

La Dre Sampsel et son équipe pensent que de multiples facteurs pourraient expliquer cette baisse. Par exemple, bien des gens ont complètement évité les hôpitaux au début de la pandémie par crainte de contracter la COVID‑19. L’isolement à la maison en compagnie d’un partenaire contrôlant ou violent sans possibilité de quitter pour demander des soins et la réduction des interactions sociales en dehors de son ménage sont aussi des causes possibles.

Les demandes de soins au sein du programme ont augmenté ces derniers mois, mais la Dre Sampsel continue d’encourager les personnes qui ont besoin d’aide à en demander. « Nous allons bien prendre soin de vous, que ce soit en personne ou de façon virtuelle. »

Des soins bienveillants disponibles tous les jours en tout temps

Dr. Kari Sampsel

La Dre Kari Sampsel, directrice médicale du programme, et une équipe de chercheurs ont examiné les admissions aux urgences en raison d’une agression sexuelle et de violence familiale entre mars et mai 2020 et mars et mai 2018.

Outre ce programme, des organismes communautaires de la région, notamment les Services aux victimes d’Ottawa et le Centre de soutien en cas d’agression sexuelle d’Ottawa (services en anglais), continuent d’offrir 24 heures sur 24 des services de soutien aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire.

De nouveaux services virtuels, notamment Pas bien chez soi à Ottawa et Counseling on connecte, ont vu le jour pendant la pandémie pour élargir l’accès et la sensibilisation aux services de soutien disponibles.

Un déplacement jusqu’à l’hôpital est une option sécuritaire ou une conversation par téléphone serait moins intimidante? L’équipe du Programme de soins aux victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire dispose de professionnels bienveillants spécialement formés pour vous offrir les meilleurs soins possible 24 heures sur 24, 7 jours par semaine et 365 jours par année.

« Peu importe les difficultés actuelles, les limitations et les pressions imposées par la pandémie, notre programme est toujours disponible, ajoute Stephany. Nous pouvons vous aider. »

Ressources pour les victimes d’agression sexuelle ou d’abus par un partenaire

Renseignez-vous sur les soins virtuels offerts à L’Hôpital d’Ottawa.

Lisez des conseils simples avant votre prochain rendez-vous en ligne.

 
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