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Célébrons le Mois de l’histoire des Noirs à L’Hôpital d’Ottawa

 
Black History Month at The Ottawa Hospital

Cette année, nous rendons hommage aux membres du personnel noirs de L’Hôpital d’Ottawa qui ont marqué l’histoire dans leur domaine, éliminé des obstacles et pavé la voie pour que d’autres puissent emboîter le pas. Découvrez quelques-uns de ces pionniers inspirants et leurs réalisations remarquables.

L’Hôpital d’Ottawa est fier de célébrer le Mois de l’histoire des Noirs en 2022. Le thème cette année est « En février et en tout temps : Célébrons l’histoire des communautés noires aujourd’hui et tous les jours ». Ce thème invite à célébrer l’histoire des Noirs et les contributions des Canadiens noirs non seulement en février, mais aussi à d’autres moments de l’année.

Ellen Odai Alie, directrice, Imagerie médicale

La première diplômée noire en ergothérapie de l’Université Queen’s

Ellen Odai Alie, directrice, Imagerie médicale

Ellen Odai Alie s’est jointe à l’équipe de L’Hôpital d’Ottawa en 2002. Pour aider à lancer une conversation plus élargie sur les inégalités au sein du système de santé, elle a fondé la série Parlons de la discrimination en santé pour donner la parole aux membres du personnel. Ellen a la particularité d’être la première diplômée noire en ergothérapie de l’Université Queen’s.

« Le programme d’ergothérapie de l’Université Queen’s a été créé en 1967 et, 35 ans plus tard, j’en suis la première diplômée noire. Lorsque je réfléchis à mon expérience à Queen’s, je me rappelle une période d’apprentissages et de découvertes. Je me rappelle aussi certains moments où j’avais l’impression de ne pas être à ma place », affirme Ellen.

« J’ai le souvenir bien précis d’avoir parcouru les couloirs pendant ma première année pour regarder la photo de chaque classe de diplômés. En observant les rangées et les visages, j’ai été stupéfaite de constater qu’aucune de ces personnes ne me ressemblait. C’est ma réalité : je suis souvent la seule personne noire ou l’une des quelques personnes noires dans mon espace de travail. Ce constat ne me décourage toutefois pas. Il me motive plutôt davantage à mesure que je progresse dans ma carrière et que je m’efforce d’atteindre mes objectifs professionnels et personnels.

« Je parle de mon cheminement parce que j’espère que les jeunes noirs, plus particulièrement ceux qui ne se sentent pas encore représentés dans les couloirs des universités, à la tête des hôpitaux ou dans toute autre arène, sauront qu’il est possible de trouver un chemin vers l’atteinte leurs objectifs et de réaliser leurs rêves. »

Dre Janine Malcolm, endocrinologue

L’une des premières femmes noires à décrocher un diplôme de la Faculté de médecine de l’Université Queen’s

Dre Janine Malcolm, endocrinologue

Élevée à Ottawa, la Dre Janine Malcolm a su dès son jeune âge qu’elle voulait faire carrière en médecine. Aujourd’hui, elle est endocrinologue au Centre Foustanellas d’endocrinologie et du diabète de L’Hôpital d’Ottawa et figure parmi les auteurs principaux de lignes directrices canadiennes sur la gestion du diabète. Canadienne de première génération, la Dre Malcolm est aussi l’une des premières femmes noires à décrocher un diplôme de la Faculté de médecine de l’Université Queen’s.

« Jusqu’à tout récemment, je n’avais jamais vraiment réfléchi au fait d’être la première à réussir une chose, confie la Dre Malcolm. Pour moi, être une première est porteur de possibilités et d’espoirs. La représentation est tellement importante : elle permet à des personnes d’envisager des objectifs qu’elles n’avaient peut-être pas envisagés auparavant. Pour être honnête, il ne m’est jamais venu à l’esprit que je ne pourrais pas faire une chose si je le voulais vraiment. Je me suis simplement fixé un objectif et je l’ai atteint. Le fait de ne pas avoir d’enseignant, de mentor ou de dirigeant qui me ressemblait a toutefois rendu les choses beaucoup plus difficiles. J’espère qu’en me voyant atteindre mes objectifs, d’autres personnes comme moi verront que c’est possible pour elles aussi. »

Dr Alfredo E. Walker, médecin légiste

Le premier médecin légiste noir à être inscrit sur la liste des médecins légistes du ministère de l’Intérieur pour l’Angleterre et le pays de Galles

Dr Alfredo E. Walker, médecin légiste

Originaire de Trinité-et-Tobago, le Dr Alfredo E. Walker a obtenu un diplôme de la Faculté de médecine de l’Université des Indes occidentales avant d’opter pour le Royaume-Uni afin d’y acquérir une formation postdoctorale en anatomopathologie et en médecine légale (ou pathologie médico-légale). Il est devenu le premier (et le seul) médecin légiste noir à être inscrit sur la liste des médecins légistes du ministère de l’Intérieur pour l’Angleterre et le pays de Galles depuis la création de cette liste en 1991. Médecin légiste et coroner à L’Hôpital d’Ottawa depuis 2011, il est l’un des trois seuls pathologistes médico-légaux noirs au Canada, en plus d’être vice‑président et directeur de l’Éducation du Département de pathologie et de médecine de laboratoire de la Faculté de médecine.

« Je suis issu d’un milieu très modeste. Je me considère donc très chanceux d’être le premier et le seul Noir à avoir obtenu le titre de médecin légiste en Angleterre et au pays de Galles et à avoir été inscrit sur la liste des médecins légistes du ministère de l’Intérieur depuis la création de cette liste en 1991 », explique le DWalker.

« Bien que cela puisse être perçu comme un accomplissement personnel, cette réalisation me dépasse largement. Je me considère comme un exemple de ce qui est possible pour les minorités visibles. À ce chapitre, j’ai façonné ma carrière autour du mentorat d’autres personnes pour qu’elles aspirent à atteindre leurs objectifs professionnels, même si le chemin semble ardu, et qu’elles se réalisent. On dit qu’on attend beaucoup de ceux à qui on a beaucoup donné. J’utilise cette maxime pour guider mes activités de sensibilisation et de mentorat auprès d’étudiants de premier cycle, d’étudiants en médecine et d’étudiants postdoctoraux. J’ai mené ma carrière sans pouvoir tirer parti d’un véritable mentorat. J’essaie donc de faire de mon mieux pour soutenir et encadrer les personnes qui aimeraient emprunter un cheminement professionnel similaire au mien afin que leurs démarches universitaires et professionnelles vers l’atteinte des mêmes objectifs soient éclairées et délibérées. Ce n’est pas une responsabilité que je prends à la légère. Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour être un ambassadeur. »

Meshach Asare-Werehene, Ph.D., chercheur en immuno-oncologie et professeur à temps partiel

Le premier Noir à recevoir le prix Dr Ronald G. Worton du chercheur en formation

Meshach Asare-Werehene, Ph.D., chercheur en immuno-oncologie et professeur à temps partiel

M. Meshach Asare-Werehene, Ph.D., a parcouru un long chemin pour parvenir à ces réalisations aujourd’hui. Effectivement, il a quitté le Ghana pour le Royaume-Uni avant d’opter pour le Canada, en plus de passer un certain temps au Japon. Il est le seul Noir de L’Hôpital d’Ottawa qui possède une formation avancée en immuno-oncologie, un domaine qui ne cesse de transformer le traitement du cancer et d’améliorer le taux de survie des patients. Il est récemment devenu le premier Noir à recevoir le prix Dr Ronald G. Worton du chercheur en formation grâce à ses recherches révolutionnaires sur le cancer de l’ovaire.

« Quand je pense à ces grandes réalisations et à d’autres, je me demande pourquoi cela survient maintenant et pourquoi aucune autre personne noire n’a accompli la même chose. Puis je prends conscience que c’est la raison de ma présence ici. Sur le plan professionnel, cela m’inspire à repousser sans cesse les limites et à faire de mon mieux pour les patients qui attendent d’autres options de diagnostic et de traitement. Sur le plan personnel, cela va au-delà de l’accomplissement individuel. Je le fais pour l’enfant noir qui attend d’être motivé par une autre personne noire en blouse blanche. Il est difficile de se réaliser pleinement lorsqu’on n’a pas de modèle, ce qui a été mon cas tout au long de mon parcours clinique et en recherche. Je suis heureux que les générations qui viendront après moi puissent découvrir que Meshach était là et qu’il est possible pour eux aussi d’y parvenir. C’est le privilège du premier. J’aimerais en revanche ne pas être le seul. Je veux voir plus de Noirs en blouse blanche sur les bancs et au chevet des malades. »

Pour en savoir plus sur le scientifique Meshach Asare-Werehene et son parcours en recherche, parcourez cet article de la Fondation de l’Hôpital d’Ottawa.

 
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