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Soins d’avenir

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Difficile de surmonter les obstacles au dépistage du cancer

Cancer Screening Barriers
Wanda Doyle, IA, Programme de dépistage intégré du cancer

On sait que les examens de dépistage du cancer (mammographie, test de Pap, recherche de sang occulte dans les selles, etc.) aident à réduire les taux de mortalité. Pourquoi tant de gens dans la région du RLISS de Champlain, qui ont pourtant droit à ces trois programmes de dépistage, choisissent-ils de ne pas en profiter?

Quand j’ai commencé à travailler au sein du Programme de dépistage intégré du cancer de Champlain, je me suis engagée à promouvoir et à évaluer le dépistage du cancer, vu son importance pour la santé publique. Notre équipe gère et fait connaître à environ 1,2 million de personnes dans notre RLISS les services de dépistage du cancer du sein, colorectal et du col de l’utérus. Je travaille avec des collègues qui œuvrent depuis plus de 20 ans au sein du Programme ontarien de dépistage du cancer du sein, ainsi qu’avec des responsables médicaux du dépistage du cancer à l’échelle régionale et provinciale et dans le milieu des soins primaires.

Je me suis bientôt aperçue que travailler en santé publique était bien différent de soigner des patients en milieu hospitalier. Je ne m’attendais pas à d’aussi grands défis : il fallait que je m’habitue à une toute autre façon de travailler pour sensibiliser le public au dépistage du cancer et l’inciter à y participer. Aujourd’hui, je lance des conversations sur un sujet difficile auquel les gens, souvent, ne s’attendent pas. Dans le milieu non clinique, il faut poser davantage de questions ouvertes et être à l’écoute pour saisir les occasions d’informer.

La diversité culturelle du RLISS et son vaste territoire peuplé de collectivités urbaines et rurales rendent difficiles la diffusion d’information sur la santé et la promotion du dépistage du cancer. Il faut régulièrement modifier l’information selon des niveaux de scolarité et des statuts économiques très variés. Nous rejoignons les patients de diverses manières : exposés formels en milieu de travail et dans des conférences, activités communautaires, kiosques dans des centres commerciaux, médias et médias sociaux. En 2015, nous avons présenté des kiosques d’information au Concours international de labourage, à Finch, en Ontario, dans des salons de la femme, du foyer et du jardin, dans des centres commerciaux, des mosquées et les foires des techniques infirmières de l’Hôpital, entre autres. Si vous avez visité l’un de nos montages, vous êtes parmi les quelque 6 400 personnes que nous avons sensibilisées en 2015!

Mes rapports avec le public m’ont été très utiles, ainsi qu’à mon équipe, pour mieux cerner les obstacles au dépistage du cancer. J’ai hâte d’offrir plus de séances d’information cette année, et nos expériences nous permettront d’améliorer sans cesse la promotion des programmes de dépistage.  En ciblant l’information pour des groupes définis, nous avons pu toucher des gens qui, habituellement, ne sont pas au courant du dépistage et de ses bienfaits ou de nos programmes.

7 obstacles courants au dépistage du cancer

  1. Tabous : Le mot « cancer » effraie encore bien des gens et les empêche de passer les examens de dépistage. Parler du cancer rend mal à l’aise et les gens évitent le sujet.
  2. Peur : La peur d’un diagnostic éventuel empêche les gens de prendre rendez-vous et de passer les examens de dépistage.
  3. Manque de clarté : Le mot « dépistage » est nébuleux pour certains, ce qui les empêche d’obtenir ces services.
  4. Confusion : Les types d’examens nécessaires et la fréquence à laquelle il faut les passer portent souvent à confusion.
  5. Sensibilisation : Souvent, on pense à tort qu’en l’absence d’antécédents familiaux, le dépistage n’est pas important. Cependant, les antécédents familiaux ne sont que l’un des principaux indicateurs du risque d’avoir le cancer.
  6. Information : La population n’est pas bien renseignée sur la nécessité et les bienfaits du dépistage. Ainsi, beaucoup ne savent pas qu’une détection précoce fait baisser les taux de mortalité.
  7. Fausses perceptions : Il est faux de croire que bien manger, faire de l’exercice et ne pas fumer éliminent toute possibilité d’avoir le cancer. Le cancer ne distingue pas entre les personnes selon leurs activités ou leurs habitudes alimentaires.
Martin Town Movember

Wanda Doyle, IA, Programme de dépistage intégré du cancer, fait la promotion du dépistage du cancer à l’échelle de notre RLISS.

Êtes-vous à risque? Remplissez votre évaluation des risques en ligne à monQiCANCER www.mycanceriq.ca